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Capture d’écran 2013-03-10 à 15.37.47« Chili, 1988. Lorsque le dictateur chilien Augusto Pinochet, face à la pression internationale, consent à organiser un référendum sur sa présidence, les dirigeants de l’opposition persuadent un jeune et brillant publicitaire, René Saavedra, de concevoir leur campagne. Avec peu de moyens, mais des méthodes innovantes, Saavedra et son équipe construisent un plan audacieux pour libérer le pays de l’oppression, malgré la surveillance constante des hommes de Pinochet. »

La puissance du film est due à deux partis pris audacieux : L’esthétique tout d’abord : lorsqu’arrive le premier plan en 4/3, couleurs à la fois passées et flashy, contrastées, la lumière blanche diffuse, on croit à une image d’archive, tirée d’une cassette, visionnée sur une vieille télé cathodique, mais non, c’est bel et bien Gael Garcia Bernal qui évolue à l’écran. On se demande quand Pablo Larrain va laisser de coté ces images très 80’s pour passer à un classique 16/9, et heureusement, jamais il ne le fera. Cela lui permet d’alterner images d’archives, véritables (et hilarantes) pubs de l’époque, avec des plans tournés pour le film, il créé ainsi une confusion et une immersion totale dans la culture, l’esthétique et la vie de l’époque.

Le second est de jouer sur une fin que l’on connaît sans laisser de coté le suspens, et il y parvient très brillamment. Ce travail de plasticien et d’historien donne une force certaine au film mais Larrain n’oublie jamais la dramatisation, en s’intéressant à  la vie plus ou moins fictive de René Saavedra (Gael Garcia Bernal, avec toutefois une certaine tendance à ne pas se défaire de son regard de chien battu), lui donnant de la profondeur et permettant de développer un thème qui semble cher aux cinéastes sud américain : la figure de l’homme apolitique mais engagé pour des raisons personnelles, Roque du film El Estudiante de Santiago Mitre entrait dans une organisation communiste par amour, puis par talent, et ici  René soutenant la campagne du Non par défi avant tout, et désir d’expérimenter de nouvelles formes de publicités.

NO apporte donc une réflexion intéressante sur la relation entre esthétique, publicité et politique, dans un film alternant avec une grande facilité drame et comédie.

Elio Balézeaux

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